FRANCHISES.GIF Ça fait toujours plaisir d’entendre dire que les retraité-e-s coûtent cher au pays, alors qu’ils ont travaillé près de 40 ans à son service et participé à la création de richesses dont ils profitent si chichement . On nous fait remarquer qu‘il y a de moins en moins d’actifs pour payer les retraites . Mais il y a assez d’actifs pour payer les dividendes des actionnaires ? Et n’oublie-t-on pas un peu vite de dire que la productivité des actifs a au moins triplé en 20 ans ?

Ça fait aussi plaisir d’entendre, qu’en plus, les retraités vivent de plus en plus longtemps. Ils pourraient au moins s’excuser – ces inutiles « glandeurs » - de ne pas mourir plus tôt ! C’est pour ça que le gouvernement de Fillon le félon a reçu de son Président Sarkozy, la mission de les aider à mourir un peu plus au travail, en portant les durées de cotisations de 40 à 41, 42, voir 45 ans à partir de 2008.

Cependant les employeurs, l’État comme le privé, s’ingénient à se débarrasser des salariés les plus anciens et donc les mieux rémunérés, pour les remplacer – à raison de 1 pour 2 a décidé le Président – par des salariés en début de carrière payés au prix plancher .

Par ailleurs, depuis les dernières réformes des retraites, les pensions sont déconnectées de l’évolution des prix à la consommation. Les tarifs du logement, de l’énergie et de l’alimentation sont en augmentation sensible tandis que notre pouvoir d’achat a perdu 6% en 5 ans. De plus, dans le domaine de la santé, les dispositions nouvelles ajoutent à l’augmentation du forfait hospitalier et à la tarification à l’acte, les franchises médicales et des charrettes supplémentaires de déremboursement de médicaments. Ces mesures frappent plus particulièrement les retraité-e-s dans la mesure où la maladie s’attaque plus souvent aux personnes les plus âgées.

Aujourd’hui, la hantise du retraité-e c’est de basculer dans la perte d’autonomie et, suprême humiliation, de devenir une charge insupportable pour sa descendance.

Toutes ces raisons justifient la continuité syndicale et revendicative des retraité-e-s. Il faut, dans notre CGT, poursuivre le combat solidaire pour parcourir décemment le reste de notre chemin. C’est pourquoi, après le 13 puis le 18 octobre 2007, les retraité-e-s du SDEN-51 signeront les pétitions contre les franchises et contre le démantèlement des entreprises et services publics, participeront aux Assemblées générales des Unions Syndicales Locales de Retraités attachées aux Unions Locales CGT et agiront résolument pour la réussite de la journée d’action du 20 novembre dans la Fonction publique.

Jean-Jacques POIGNANT, USLR de Vitry-le-François.